CORRECTIONS et NOUVEAUTES





*  ORDRE de la LEGION d'HONNEUR 

Mea Culpa !!! Dans la première édition de ma biographie, sortie en 2010, j'avais élevé par erreur le Général Henri Mordacq à la dignité de « Grand-Croix » alors qu'il ne fut que « Grand Officier ». 

La faute a été commise suite, d'une part à la présence du port de l'écharpe sur sa photographie de 1938 où il se présente en grande tenue et d'autre part suite à un courrier reçu deux ans après sa nomination officielle où on le félicite pour une nouvelle promotion...
Il n'est donc resté à ce jour qu'à ce grade, même s'il mériterait beaucoup plus, à titre posthume! 
Au regard de son rôle éminent dans l'Histoire, ce serait une évidence ou une justice à lui rendre...
Cependant cette action ne pourrait se faire qu'à la condition de réussir à le sortir de l'oubli et de faire passer le message en "haut-lieu"... car les élites locales, au courant depuis plus de 12 ans, ont semble t'il, d'autres chats à fouetter...
Pour ce qui concerne cette erreur, tout a donc été modifié dans la toute nouvelle édition d'août 2015.



* COUVERTURE de « Die Deutsche Mentalität » Edition Allemande de 1927 


J'avais depuis plus de dix ans un exemplaire de l'édition allemande du livre paru en France en 1926 « La Mentalité Allemande », un ouvrage, d'ailleurs, qui mériterait d'être lu par tous... d'une part pour se rendre compte que Mordacq avait été à l'époque un visionnaire remarquable de la situation et d'autre part pour lui rendre hommage sur ce combat destiné à l'époque à « ouvrir les yeux des Français »...

L'exemplaire que j'avais était dépourvu de sa jaquette originale et je viens de recevoir d'Allemagne un volume complet...
Cette couverture est en effet remarquable.



D'un graphisme très moderne, elle nous montre le Général Mordacq lui-même, attentif à la défense de son pays. Tourné le regard vers l'Est, sur les rives du Rhin qui forme la frontière, il surveille et fait face à la GERMANIA cuirassée, toute en armes, brandissant de sa main droite la couronne du Reich et secondée par l'aigle à ses pieds.
Mordacq reprend ici le thème de la sentinelle, identique à l'image qu'il avait initié et fait reproduire en 1908 sur la couverture du fascicule présentant le 25e Chasseurs qu'il commandait à l'époque. 



Mais contrairement au choix du soldat qui fixait la frontière en 1908, le général Mordacq, en 1925, est peut-être le seul à comprendre le réel danger qui guette la France à cette époque.
Bien logiquement, il se met alors lui même en scène face à l'Allemagne!
Il tient de sa main droite des jumelles, la gauche étant portée sur la garde du sabre.

Du point de vue des couleurs, le bleu pour la France fait face au rouge de l'Allemagne bientôt en guerre.

Le rouge est repris sur l'uniforme du général, pour le baudrier qui porte le revolver, les bottes de cuir à éperons, les ornements distinctifs du grade de général : épaulettes, galons et képi. Reste aussi le visage pourpre, annonçant sa colère ou sa détermination...

Au final, et à posteriori, une superbe couverture aux multiples symboles réunis dans cette belle métaphore colorée...



* AUTRES COUVERTURES D'OUVRAGES RECENTS à la gloire des généraux de 14-18... et où "l'inconnu Mordacq" est bien présent!






* DEUX COURRIERS DE PLUS...

J'ai pu trouver l'hiver dernier, deux courriers très intéressants adressés à Mordacq et qui, bien entendu, viennent s'intercaler dans la chronologie publiée...

18 Décembre 1912, lettre manuscrite de FOCH  7e CA  13e DIV
Ce courrier évoque les Etudes Stratégiques enseignées à l'Ecole de Guerre et publiées de 1910 à 1912 mais il parle également du futur commandement en second de St-Cyr sous l'autorité du Général Bigot. On peut y lire :
« Mon cher ami,
Je suis très sensible à vos aimables félicitations et vous en remercie bien cordialement. Ce que vous dites de la Stratégie est vrai. Mais on attachera le grelot de nouveau. Pensez-y toujours. Je vous ferai signe pour Paris. Avec Bigot vous ferez du très bon travail. C'est un esprit et un soldat. Croyez à mes meilleurs sentiments. Foch. »


19 Janvier 1919, lettre manuscrite du Général MANGIN en poste à Mayence :
Il est à ce sujet très intéressant de découvrir que Mangin, (souvent accusé par la rumeur d'avoir sacrifié excessivement ses coloniaux dans des assauts meurtriers), veut imposer en Allemagne une présence importante de ses troupes et à ce titre leur rendre hommage pour les immenses sacrifices endurés sur le champ de bataille.
« Je réclame sans cesse des troupes indigènes. On me répond que le ministère les refuse, et on m'affirme que c'est le GQG qui n'en veut pas. Je me charge de les faire accepter par la population, c'est l'affaire de huit jours. Je prends tout ce qu'on pourra m'envoyer, 1° comme tirailleurs de toutes couleurs, 2° comme canonniers, 3° comme fantassins jusqu'à concurrence d'un bataillon par régiment : Sénégalais, Tonkinois, Malgaches. J'ai toujours pensé, dit et écrit, que la guerre se terminerait par une longue occupation de l'Allemagne et que nos protégés y constitueraient pour un grand tiers... »


* MORDACQ TOUJOURS D'ACTUALITE...

Petite réflexion relue dans l'édition de 1910 des "Cyclistes Combattants"...

"Pour faire triompher l'idée... 

Dans ce même chapitre, on pourra constater aussi une fois de plus que la France, grâce à son esprit inventif de ses enfants, avait là encore une grosse avance, et qu'une fois de plus aussi, par suite de l'apathie et de l'insouciance de la gent bureaucratique, elle est sur le point de la perdre..."

C'était... il y a 105 ans !...



* MORDACQ publié en Pologne

Ci-joint une intéressante brochure sur une publication reproduisant le chapitre "La Pologne sauvée par la France en 1920?" du XVe chapitre des "Légendes de la Grande Guerre" de 1935.
Cette publication polonaise de 32 pages, en langue française est commentée par Halina Nieniewska avec un vocabulaire à la fin.


Publiée en 1939 !... elle illustre les "balanciers" de l'Histoire... car le rôle de la France en cette bien triste année 1939 n'allait pas être le même qu'en 1920...
Encore une "étrange" présence en filigrane du rôle omniprésent de Mordacq dans le cours des choses...



*  Max Gallo chez Stéphane Bern le 11 Novembre 2013... 

Entendu, "entre autres" lors de l'émission de onze heures sur RTL:
"Les Allemands ont utilisé les gaz asphyxiants en 1916..."
... Hé bien non!... Mr l'Académicien-Historien, et en hommage à la Brigade Mordacq, je vous rappelle que le 22 Avril 1915 la première attaque des gaz asphyxiants (chlore) a eu lieu dans l'Yser près de Boesinghe!!!

*  Blessé trois fois au Champ d'Honneur pendant la Grande Guerre, Mordacq gardait également les séquelles d'une vieille blessure d'avril 1899... "Contusion à la jambe gauche résultant d'une compression violente du membre, entre le sol et le cheval, ce dernier s'étant renversé sur lui..."  Ceci expliquant le soutien habituel d'une canne...


* PANORAMA de quelques pièces d'exception... (droits réservés)
























* Pauvre MORDACQ !

Voici une fois de plus une petite mystification de l'histoire...
Trouvé dans le "FOCH" paru chez Delagrave en 1920, texte d'Emile Hinzelin, illustrations de Dutriac, on a une fois de plus escamoté la présence de Mordacq pour rendre hommage à Foch à sa place! (mais également à l'auteur qui, lui, n'a pas oublié de se mettre en scène...)



C'est une petite ironie de l'histoire quand on sait que c'est Mordacq qui a imposé l'idée du "Commandement Unique" et poussé en avant Foch pour tenir ce poste prestigieux...
Mais heureusement une photo d'époque, permet de rétablir la vérité!... En effet, c'est bien le général Henri Mordacq qui est au côté de Clemenceau et du général Gouraud. 
Foch, quant à lui, n'était pas là!...



Pour rappel, un autre "hasard" sur le cas "Mordacq" concerne le lieu de sa naissance à Clermont-Ferrand, où il est toujours passablement oublié...
En effet, la rue de "l'Hôtel Dieu" où il est né le 12 janvier 1868 porte aujourd'hui le nom de: rue "Clemenceau" !
Coïncidence ou pirouette amusante de l'Histoire, aussi étrange que cocasse !...


* Ultime document...

Voici le dernier trouvé... 
... et peut-être le plus "idéal" pour une conclusion de ce travail?...


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